par Maurice Carême, La bien-aimée, 1965


Ne sais-tu pas que tu es grande
A me cacher tout le vallon,
Que tes yeux bordés de lavande
Forment ma ligne d’horizon ?

Ton rire est un village chaud
Rempli d’écoliers en vacances ;
Ta voix, la voile d’un bateau
Dans la fraîcheur verte d’une anse.

Et l’on dirait quand je te touche
Que le soleil, la brise d’août,
Le ciel, les alouettes, tout
Fond en nuage sur ma bouche.

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