Mon top 3, pas facile d’écrire à posteriori sur des bouquins ;-)….

  1. Petit Pays de Gaël Faye

 

petit paysUne très belle histoire, inspirée par l’enfance du narrateur, sur fond de génocides au Rwanda et Burundi. Né d’un papa français, et d’une maman Tutsie ayant fui le Rwanda, Gabriel grandit privilégié au Burundi. Ses parents se séparent, mais il a une bande de copains, ils jouent au fond de leur impasse. La guerre et la politique s’en mêlent, s’invitent et l’enfance de Gabriel vole en éclat, ils apprennent la peur et la haine… Il entend, voit, comprend des choses qu’un enfant ne devrait jamais avoir à vivre. Avec ce livre, on découvre tout à la fois la grande Histoire et ses errements, et la petite histoire d’un enfant, qui joue et s’invente un paradis dans ce magnifique pays d’Afrique, malmené par les adultes.

 

  1. L’arbre du pays Toraja de Philippe Claudel

 

arbre de torajaUn cinéaste, la cinquantaine, perd son meilleur ami, emporté par un cancer. C’est l’occasion d’une longue réflexion, introspection, sur le sens de la vie, notre rapport à la mort ; des conversations avec son ex-femme, dont le narrateur est resté proche, des recherches sur le corps, qui le font rencontrer par hasard sa voisine dont il avait pris l’habitude d’espionner les habitudes en douce, des souvenirs… Un livre écrit comme un scénario, très ‘visuel’, sensible et profond, nostalgique et optimiste.

 

  1. Le fils de l’Himalaya de Jacques Lanzmann 

 

himalayaUn livre qui se lit d’une traite ou presque, doux comme un poème, d’une musicalité tendre malgré une certaine naïveté. Ce fils de l’Himalaya c’est celui de Jean, mort dans un attentat au Caire et dont son frère s’approprie malgré lui l’identité, tous ceux croisant son chemin le prenant pour le disparu. C’est un chemin initiatique que parcourt donc Alexandre, faisant à la fois le deuil de ce frère aîné qu’il voyait peu, et découvrant ce fils dont Jean ignorait l’existence. Dans les paysages arides du Népal, au milieu des sherpas, les rimes de l’auteur font mouche et nous transportent, nous font réfléchir au sens de la vie, de la paternité, à la vacuité de nos existences face à l’immensité de ces sommets enneigés où tout prend enfin sa juste place.

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