En cette période étrange d’avril 2020, la réunion de notre bookclub n’a pas pu avoir lieu pour cause de confinement lié à l’épidémie du corona virus, le Covid-19.

Sans autre transition, voici donc quelques conseils dans la thématique des romans historiques. Pas de longue liste mais de bons opus malgré tout.

Une dernière danse et La ville orpheline de Victoria Hislop (Lise)

Commentaire de Lise : Découvertes… ou comment mieux comprendre la guerre civile espagnole d’une part, la partition chypriote d’autre part, à travers des histoires familiales, leur quotidien au jour le jour. L’auteur, dont les romans historiques semblent être la spécialité, mêle habilement les petites et la grande histoire, pour nous faire vivre de l’intérieur ces épisodes Ô combien douloureux du passé. La guerre civile espagnole est vécue à travers le destin des différents membres de la famille Ramirez, à Grenade, qui ne choisiront pas tous le même bord en 1936, entre les partisans de Franco et ceux qui s’y opposeront, mais surtout celui de Mercedes, danseuse émérite, contrainte à l’exil. Dans La ville orpheline, ou plus exactement Famagouste à Chypre, Victoria Hislop décrit très concrètement l’été 1972, où tout a basculé pour cette station balnéaire et l’île entière. Deux familles, grecque et turque, s’y retrouvent coincées lors de l’invasion turque, qui fait suite au putsch grec, et cohabitent tant bien que mal. Vivement la lecture de son best-seller: L’île des oubliés !

Munich de Robert Harris (Natacha)

4e de couverture : Septembre 1938. Hitler est prêt à déclarer la guerre. Le premier ministre du Royaume-Uni, Chamberlain, fera tout pour conserver la paix. Tout se jouera dans une ville : Munich.
Tandis que l’avion de Chamberlain survole la manche, Hitler quitte le sud de Berlin en train. Tous deux se dirigent vers Munich. 
De leur côté, deux jeunes hommes entament le même voyage : Hugh Legat, secrétaire privé de Chamberlain, et Paul Hartmann, diplomate allemand et membre de la résistance au nazisme. Amis durant leurs études à Oxford, avant qu’Hitler n’arrive au pouvoir, ils ne se sont pas vus depuis leur dernier voyage à Munich, six ans plus tôt. 
Alors que le destin de l’Europe est en train de se jouer, leurs chemins se croisent à nouveau. 
Quand les enjeux sont si grands, qui êtes-vous prêt à trahir ? Vos amis, votre famille, votre pays, ou votre conscience ?
Commentaire de Natacha : C’est un roman bâti autour des accords de Munich et des tentatives de la résistance allemande de faire échouer les accords de Munich pour ensuite renverser Hitler. Passionnant!

La minute antique de Christophe Ono-Dit-Biot (Sabine)

Commentaire de Sabine : Limite hors thématique mais malgré tout, les références à l’Antiquité nous apprennent plusieurs épisodes marquants de cette période historique. C’est surtout très drôle de lire les parallèles que fait Christophe Ono-Dit-Biot en comparant notre actualité à celle de nos ancêtres grecs et romains.
4e couverture : Pourquoi la licorne, animal mythologique, passionne-t-elle les cours de récréation ? Catilina, fascinant agitateur de la Rome antique, n’aurait-il pas quelques points communs avec Jean-Luc Mélenchon ? La princesse Philomèle, dans Les Métamorphoses d’Ovide, ne serait-elle pas la première des #MeToo ? Comment Romulus et Remus traitaient-ils les migrants ? Et que pensaient les Athéniens de la question du genre ? Prêtez l’oreille à Tirésias, qui fut un homme et qui fut une femme…De l’Énéide à Facebook, des Amazones aux féministes, de la colère d’Achille aux clashs entre rappeurs, et de l’Olympe de Zeus à l’Élysée jupitérien, Christophe Ono-dit-Biot montre, en une minute ou un tout petit peu plus, et avec malice et érudition, comment les Grecs et les Romains peuvent nous aider à mieux comprendre notre époque.Certaines des chroniques de cet ouvrage ont été publiées dans Le Point.

Entrez dans la danse de Jean Teulé (Sabine)

Commentaire de Sabine: Etant donné que nous sommes en pleine période d’épidémie, j’ai trouvé ce petit roman historique tout à fait approprié. C’est surtout très drôle car il relate de manière assez burlesque une manie de danse qui s’est produite à Strasbourg en pleine famine en 1519. Les habitants mourant de faim se mirent à danser jusqu’à en mourir d’épuisement. La danse est devenue contagieuse et a fait un nombre impressionnant de victimes. Si ce n’est pas surréaliste comme histoire… et pourtour c’est vrai ! J’ai beaucoup rigolé grâce à la gouaille de Jean Teulé qui transforme cette tragédie en farce succulente. Et cerise sur le gâteau, c’est un tout petit livre d’une 150e de pages. Yeah…

Tyl Uilenspiegel de Daniel Kehlmann (Sabine)

Commentaire de Sabine : C’est en apprenant que ce personnage est à l’origine du mot espiègle et l’une des grandes figures de la culture belge (plutôt flamande) que j’ai décidé de lire ce roman. Cela se passe au moyen-âge à l’époque de l’inquisition dans l’emprise austro-hongrois. Nous suivons toute la vie de Tyl devenu saltimbanque car trop curieux pour éviter le sort subi par son père. Tel est rêveur et trop intelligent pour sa condition. Il se transforme donc en fou du Roi ce qui lui offre le privilège de dire ce qu’il entend à qui il veut. Pour autant, sa vie n’est qu’une succession de traumatisme et une longue souffrance. Le livre est bien écrit mais j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Je retiens néanmoins l’épisode de la mine qui est exceptionnel! 

Cobre de Michel Claise (Sabine)

Commentaire de Sabine : Ce livre raconte l’histoire de Jorge Correa, journaliste et responsable de la communication du président Allende au Chili. L’histoire débute avec la prise de pouvoir de Pinochet. Ce personnage fictif recherché par les sbires de Pinochet nous emmène dans une cavale à la rencontre du meilleur comme du pire. Au travers de son périple, nous découvrons également les richesses de ce pays extraordinaire qu’est le Chili. C’est rythmé, intéressant car on apprend beaucoup sur l’histoire de ce coup d’état et sur la dictature de Pinochet. Surtout, Michel Claise, fidèle à lui-même, a le mérite de mettre constamment en avant des valeurs humanistes qui réchauffent le coeur à notre époque encore. 

Léon l’Africain d’Amin Maalouf (Charlotte)

Commentaire de Charlotte : Un livre pour les passionnés d’histoire! Pas tellement d’actions, surtout une histoire racontée d’un père à son fils sur la Méditerranée. 

4e couverture : Cette autobiographie imaginaire part d’une histoire vraie. En 1518, un ambassadeur maghrébin, revenant d’un pèlerinage à la Mecque, est capturé par des pirates siciliens, qui l’offrent en cadeau à Léon X, le grand pape de la Renaissance.
Ce voyageur s’appelait Hassan al-Wazzan. Il devient le géographe Jean-Léon de Médicis, dit Léon l’Africain. Sa vie, faite de passions, de dangers et d’honneurs, et que ponctuent les grands événements de son temps, est fascinante : il se trouvait à Grenade pendant la Reconquista, d’où, avec sa famille, il a dû fuir l’Inquistion, en Égypte lors de sa prise par les Ottomans, en Afrique noire à l’apogée de l’empire de l’Askia Mohamed Touré, enfin à Rome aux plus belles heures de la Renaissance, ainsi qu’au moment du sac de la ville par les soldats de Charles Quint. 
Homme d’Orient et d’Occident, homme d’Afrique et d’Europe, on pouvait difficilement trouver dans l’histoire personnage dont la vie corresponde davantage à l’époque étonnante que fut le XVIe siècle.

Madame S de Sylvie Lausberg (Aurélia)

4e de couverture : L’anecdote est célèbre : alors que le président Félix Faure agonise, sa « connaissance » s’est sauvée par l’escalier de service. Cette mort en épectase va changer le cours de l’affaire Dreyfus et bouleverser le destin de celle que l’on surnomme depuis la « pompe funèbre »… Intriguée par cette « putain de la République », une journaliste recluse décide d’enquêter sur cette si mystérieuse Madame S. et sur les secrets d’un État français toujours aux prises avec les mêmes démons : antisémitisme, antiféminisme, petits arrangements entre amis et journaux avides de scandales. 
Sylvie Lausberg livre un passionnant thriller historique sur les traces volontairement effacées de Marguerite Japy-Steinheil, personnalité troublante qui sauvera sa tête grâce à un art virtuose du mensonge, un charme dévastateur et une profonde intelligence politique, restés ensevelis sous des torrents d’injures misogynes qui en disent long sur notre rapport au sexe, au pouvoir et aux femmes qui en jouent.

Black Sun d’Owen Matthews (Claire-Aude)

Commentaire de Claire-aude : Polar historique vraiment agréable à lire sur fond de guerre froide, bombe nucléaire et secrets d’état en URSS. On est en 1961 dans une ville secrète au fin fond d’une forêt (sibérienne ?) avec une communauté scientifique de haut vol. Cela rappelle un livre que j’ai adoré lire il y a 30 ans : Le Cercle de Soljenitsyne.
Le point de départ le KGB enquête sur le prétendu suicide d’un des physiciens travaillant sur le projet, 10 jours avant l’essai ; son corps ayant stocké un niveau de radiation interne pouvant empoisonner les milliers d’habitants d’une petite ville.
À lire en parallèle du passionnant Dark Waters avec Mark Ruffalo (autre temps autre pays autre sorte d’empoisonnement)

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