Polar : « Snjor – Ragnar Jonasson  »

Ari Thór, qui vient de terminer l’école de police à Reykjavik, trouve son premier poste à Siglufjördur, ville tout au nord de l’Islande, où il neige sans discontinuer pendant l’hiver et où il ne se passe jamais rien. Sa copine Kristin qui termine ses études de médecine est restée à Reykjavik. 
Mais voilà qu’un vieil écrivain fait une chute mortelle dans un théâtre et que le corps d’une femme est retrouvé, à moitié nu, dans la neige. Pour résoudre l’enquête, Ari Thór devra démêler les mensonges et les secrets de cette petite communauté à l’apparence si tranquille.
Mêlant huis clos à la Agatha Christie et démêlés amoureux de notre héros, ce roman policier donne aussi un bon aperçu de la société islandaise et notamment de l’impact du climat sur l’homme que j’ai bien ressenti pendant mes vacances en Islande. 
J’ai bien aimé ce roman policier au héros attachant. Du coup, j’ai lu les tomes suivants Mörk et Nätt qui nous racontent dans la même veine la suite des aventures policières d’Ari Thór dans cette ville où il est censé ne rien se passer ainsi que de sa vie sentimentale compliquée (mais qui n’ont par contre pas de bleu sur la couverture).
Merci à Catherine pour cette découverte ! 

Polar : « Snare  – Lilja Sigurdardóttir  »

Plus un thriller qu’un polar, ce roman raconte la lutte d’une mère de famille divorcée qui s’est retrouvée malgré elle entrainée dans le trafic de drogue et qui cherche à en sortir et à s’en sortir. Ce livre très prenant que j’ai lu pendant mes vacances en Islande, donne aussi un bon aperçu de la société islandaise, en évoquant notamment la crise financière qui a secoué le pays en 2008. Je lirai la suite.

Roman de la rentrée littéraire : « A la demande d’un tiers – Mathilde Forget »

Suite à l’internement de sa sœur, une jeune femme se remémore son enfance et cherche à comprendre les causes du suicide de sa mère, afin de faire face à ses propres démons. Un roman agréable à lire et à l’écriture épurée. Malgré tout, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire car l’héroïne manque pour moi de consistance. Elle ne prenait pas vie à mes yeux. 

Roman de la rentrée littéraire : « Les guerres intérieures – Valérie Tong Cuong »

Un comédien qui n’a jamais percé pense avoir la chance de sa vie quand un grand réalisateur américain veut le rencontrer sans délai pour lui proposer éventuellement un rôle. Passé chez lui pour se changer, il entend des bruits de lutte à l’étage supérieur mais pressé de se rendre à son rendez-vous, il se persuade que ce n’est rien. Peu après, il apprend que son voisin a été sauvagement agressé. Un roman intéressant qui explore la lâcheté ordinaire et les petits arrangements avec soi-même, la culpabilité et le traumatisme mais aussi le chemin vers la résilience. 

Livre d’un écrivain que je n’ai encore jamais lu : « Everybody lies- What the internet can tell us about who we really are – Seth Stefen-Davidowiz  »

A l’ère du big data , l’auteur, ancien employé de Google, nous expose les résultats de ses recherches sur ce que les données collectées par Google mais provenant également d’autres sources telles que la consultation de sites pornographiques, peuvent nous apprendre sur la nature humaine. Plusieurs thèmes illustrant ce nouveau domaine de recherche sont abordés telles que le racisme, la maltraitance des enfants, les préférences sexuelles, l’impact des divertissements violents sur la criminalité etc. 
Un livre que j’ai trouvé passionnant et qui de plus se lit très facilement. 

Livre d’un écrivain que je n’ai encore jamais lu : « Gens indépendants – Halldor Laxness  »

Ce roman du prix Nobel islandais Halldor Laxness raconte la lutte tragique d’un petit paysan islandais au début du 20èmesiècle pour survivre mais surtout et avant tout pour sauvegarder son indépendance chèrement acquise. A travers la vie de ce paysan, il décrit l’évolution de la société islandaise au début du 20èmesiècle (émergence d’un système économique moderne, mouvements migratoires vers les Etats-Unis) et mets en scène des conditions de vie terribles, l’Islande ayant longtemps été un des pays les plus pauvres d’Europe. Ce roman profond, au style très poétique mais parfois un peu ardu, présente quelques longueurs. Néanmoins, ses héros et leur goût farouche de l’indépendance envers et contre tout m’accompagneront longtemps. 

Livre d’un écrivain que je n’ai encore jamais lu : « Bad blood – John Carreyrou  »

Un journaliste d’investigation raconte dans le détail le scandale de l’affaire Theranos qu’il a fortement contribué à faire éclater (et dont je n’avais jamais entendu parler). La fondatrice et PDG de Theranos, Elisabeth Holmes était présentée comme la nouvelle Steve Jobs. Lors de sa dernière levée de fonds, son entreprise était évaluée à 9 milliards de dollars. 
Elisabeth Holmes prétendait avoir inventé à 19 ans une technologie permettant de révolutionner les analyses de sang. Pendant des années, elle a menti à ses investisseurs et partenaires commerciaux, parvenant à duper des célébrités telles que Warren Buffet. Elle n’a pas hésité à commercialiser ses tests sanguins défectueux mettant en danger la santé de patients. 
A l’intérieur de l’entreprise, elle entretenait un climat toxique, renvoyant du jour au lendemain les employés qui faisaient part de leurs doutes et usant de menaces pour qu’ils ne parlent pas. 
J’ai trouvé le récit de cette fraude captivant. La réalité dépasse la fiction. C’est incroyable de voir comment une telle imposture a pu se maintenir aussi longtemps. 

Titre offert ou prêté :  « Cette nuit je l’ai vue – Drago Jancar »

Ce roman choral à cinq voix raconte l’histoire de Véronika, femme riche, excentrique et insaisissable qui a disparu avec son mari une nuit de janvier 1944. 
Cinq proches du couple racontent tour à tour leur version de l’histoire, leurs témoignages permettant peu à peu de reconstituer le puzzle de la disparition du couple, dans ces temps très troublés qu’a connu l’ancienne Yougoslavie pendant la seconde guerre mondiale. J’ai bien aimé ce livre, en particulier sa manière d’illustrer l’engrenage fatal des évènements, parfois causés par des faits à priori insignifiants. Se dégage également le portrait d’une femme indépendante. 

Hors-challenge :  « Nine perfect strangers – Liane Moriarty  »

Neuf personnes qui se trouvent toutes à un moment difficile de leur vie participent à une cure de remise en forme de dix jours. La cure ne va pas tout à fait se passer comme prévu… 
Malgré des situations et personnages parfois caricaturaux, j’ai bien aimé ce livre très distrayant. Et je trouve que Liane Moriarty a un talent certain pour capter les maux de notre société occidentale moderne. 

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