Beaucoup de polars, quelques romans d’histoire, de société et évidemment des histoires de suicides ou presque… (c’est un thème récurrent apparemment chez les Nordiques, après tout ce sont eux qui ont le taux le plus élevé de suicides sur la planète, rien de plus normal donc de retrouver ce sujet en littérature).

Une évidence saute aux yeux : tous ces écrivains sont des contemporains. Parmi ceux que vous retrouverez dans nos conseils, les plus anciens ont vécu au début du XXe siècle. Le modèle scandinave semble donc également exister en littérature mais il est très récent.

Nous sommes un peu sorties des sentiers battus : aucune d’entre nous n’a présenté l’évident Millenium, chef d’oeuvre connu de tous, ni Camilla Läckberg prêtresse incontestée du polar suédois. Mais vous pourrez découvrir dans nos conseils un magnifique roman sur le Moyen-Age en Norvège, un autre sur la société danoise, son fonctionnement actuel et son histoire. Si vous êtes fan absolue de Stieg Larsson, vous trouverez son enquête sur le meurtre du premier ministre suédois Olaf Palme qu’il avait presque résolu juste avant de mourir (coïncidence?) dans le livre du journaliste Jan Stocklassa.
Bref, vous trouverez ci-dessous quelques pépites à ne pas laisser passer 😉

Le saviez-vous : la première femme à avoir reçu le prix nobel de littérature s’appelle Selma Lagerlof et elle est suédoise. Elle a écrit le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède. C’était en 1909.
Dans nos suggestions, vous trouverez la troisième femme à avoir reçu le prix nobel de littérature en 1928, elle est norvégienne (née au Danemark). Cherchez bien ;-).

  1. Rien de plus grand de Malin Persson Giolito (Florence & Muriel)
  2. L’homme du lac, les nuits de Rijkjavik, La voix et Hypothermie de Analdur Indridason (Geneviève)
  3. Snjor de Ragnar Jonasson (Catherine)
  4. Horreur boréale d’Asa Larsson (Lise)
  5. La bibliothèque des coeur cabossés de Katarina Bivald (Lise & Sabine)
  6. Petits suicides entre amis d’Arto Paasalinna (Bénédicte)
  7. Stieg Larsson erfenis – La folle enquête de Stieg Larsson de Jan Stocklassa (Patricia)
  8. Kristin Lavransdatter de Sigrid Undset (Natacha)
  9. Saison à Copenhague de Karen Blixen (Clotilde)
  10. Le pacte de Lars Kepler (Martine)
  11. L’homme des montagnes de Kjell Eriksson (Martine)
  12. Sinouhé l’Egyptien de Mika Waltari (Sabine)
  13. Les nuits de la Saint-Jean de Viveca Sten (Sabine)
  14. Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti (Sabine)
  15. Rosa Candida d’Audur Ava Olfsdottir (Sabine)
  16. Vieux, râleur et suicidaire de Fredrik Backman (Elise)
  17. Misericorde d’Adler Olsen (Juliette)

Rien-de-plus-grandRien de plus grand de Malin PERSSON

Commentaire de Muriel :

Roman de l’écrivaine suédoise Malin PERSSON (qui vit à Bruxelles) et a gagné le prix du meilleur thriller scandinave 2017 et le prix du Polar le Point 2018. C’est l’histoire de Maja Norberg, 18 ans, élève modèle, issue de la bourgeoisie de Stockholm. Le roman porte sur le déroulement de son procès et des faits qui ont donné lieu à celui-ci: Elle a été retrouvée dans une salle de classe de son lycée huppé, au milieu d’autres élèves transpercés de balles dont son petit copain, le fils de la plus grosse fortune de Suède et sa meilleure amie.

Jusqu’au bout, il y a  suspense quant à sa culpabilité et aux motifs du drame. On veut comprendre ce qui s’est passé et comment elle en est arrivée là. L’auteure analyse l’impact du drame sur la vie de Maja, mais dresse aussi un portrait dérangeant d’une certaine génération ‘bling bling’ à la dérive.

horreur borealeHorreur boréale d’Asa Larsson

Commentaire de Lise :

Un thriller du grand Nord, mais qui ne m’a pas tellement fait frissonner… La 1ère enquête de Rebecka Martinsson, avocate, qui a valu à l’auteur le prix du Premier Roman policier suédois en 2003. L’héroïne rejoint sa ville natale, qu’elle a fui 10 ans auparavant dans des circonstances mystérieuses, pour épauler Sanna, dont le frère vient d’être sauvagement assassiné, et qui est soupçonnée. Viktor, surnommé le Pèlerin du Paradis depuis qu’il est revenu d’entre les morts suite à un accident, avait fait renaître la foi dans la petite cité minière et contribué à unifier les différentes églises, mais aussi à leur procurer de confortables revenus sur les ventes de son ouvrage… L’atmosphère glaciale, feutrée, enneigée, la vie quotidienne des habitants de ces contrées qui ne voient presque pas la lumière du jour en hiver est très bien décrite, mais j’ai eu plus de difficultés à entrer dans cet univers de disciples fanatiques, qui citent des passages de la Bible à tout va et m’ont évoqué les ‘shows’ des pasteurs américains. Une vraie secte ! Les personnages sont bien croqués, mais je suis restée en-dehors, sans vraiment m’attacher à eux. Le dénouement est prévisible et peu original.

 

misericordeMiséricorde d’Adler Olsen 
Commentaire de Juliette :
Le pitch :
Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s’acharnent-ils sur la jeune femme ? Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l’avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d’encre. Mais, faute d’indices, la police avait classé l’affaire. Jusqu’à l’intervention des improbables Carl Mørck et Hafez el Assad du Département V, un flic sur la touche et son assistant d’origine syrienne. Pour eux, pas de cold case …
Mon avis :
Cela faisait des années que j’entendais parler en bien d’Adler Olsen et le thème du mois de février m’a décidée à lire un de ses livres. C’est un roman danois et comme pratiquement tous les auteurs nordiques il n’a pas d’agent littéraire un peu « commercial » et ne fera pas l’effort de nous épargner les noms en danois qui sont autant de cailloux dans la chaussure d’une lecture, dommage…
Les thrillers et les livres policiers c’est vraiment mon truc donc je m’attendais à tout de même passer un bon moment mais j’ai été vraiment déçue. D’abord par la longueur du livre qui a 200 pages de trop selon moi et puis par la découverte « du méchant » déjà au 3/4 du livre… Le dernier quart en devient pratiquement inutile et rallonge encore une sauce qui ne prend pas. Et quel dénouement? J’ai beau réfléchir dans tous les sens, imaginer la noirceur de l’âme humaine et jusqu’où elle peut aller, je trouve la motivation « du méchant » absolument grotesque. C’est le livre d’une vengeance et la vengeance vise une personne qui n’a vraiment rien fait de mal, et ça, je ne peux pas le comprendre.
Les histoires parallèles m’ont fait l’effet d’une crème chantilly bon marché qui masque un minuscule gâteau au chocolat et les allusions à la politique danoise étaient incompréhensibles pour n’importe quel lecteur « non danois ».
Bref je ne recommande pas du tout et je pense que j’en ai un peu fini avec cet auteur.

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