Hamlet et Ophélie, Roméo et Juliette, Macbeth et sa « Lady », Othello et Desdémone, autant de personnages aux destins dramatiques hantés par l’amour, les remords et la mort.

L’exposition au musée Rops se décline autour de ces figures tragiques qui inspireront les artistes du milieu du 19esiècle en quête de grandes épopées amoureuses, d’étrangeté et de valeurs morales.

« Ah, la vie a des moments drôles, imprévus et sublimes à la fois comme dans Shakespeare ! » écrivait Félicien Rops.
William Shakespeare (1564-1616) acquiert en Angleterre, dès 1750, le titre de maître de la littérature nationale.

En France, il faudra attendre le 19esiècle pour que l’oeuvre du dramaturge prenne toute son ampleur, grâce à l’intérêt des auteurs mais aussi des peintres romantiques. Eugène Delacroix, Gustave Moreau, Théodore Chassériau et bien d’autres peintres, graveurs et sculpteurs français ont consacré leur talent à interpréter les sentiments, drames et passions des héros shakespeariens.

Dans la continuité du romantisme, les artistes symbolistes ont, à leur tour, représenté les héros shakespeariens, tels des archétypes des passions humaines. Constantin Meunier, Alfred Stevens, Eugène Smits et d’autres artistes belges subissent l’influence du théâtre anglais.

Grâce à la collaboration avec le musée du Louvre et le musée national Eugène-Delacroix, une soixantaine de peintures, gravures, affiches et sculptures de différentes institutions sont ainsi rassemblées au musée Rops. Renseignements ici.

 

Situé dans un ancien hôtel de maître du vieux Namur, dans une zone piétonne, le musée Rops présente la vie et l’œuvre de Félicien Rops de ses débuts comme caricaturiste à ses travaux sataniques et sulfureux.

Né en 1833 et mort en 1898, Félicien Rops a parcouru le 19e siècle, ce siècle bouleversé par le progrès industriel, l’évolution des mœurs et la modernité qui allait donner naissance au symbolisme en art. « Je passe mes jours à me contenir et j’ai de furieuses envies de briser d’un coup de tête cette martingale de conventions avec laquelle les sociétés civilisées tiennent en bride les natures primitives. […] Partir loin du “monde comme il faut” pour vivre enfin ma vie dans la fièvre et le mouvement »1. Le musée se veut le lieu d’expression de ce tempérament hors du commun, en consacrant près de 700m² aux peintures, dessins, gravures et lettres de l’artiste.

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