Cela pourrait paraître évident d’avoir une héroïne préférée en tant que femme. Et pourtant… plusieurs d’entre nous, ont trouvé l’exercice difficile.

Encore une fois, ce sont les polars qui s’en sortent le mieux (comme avec les écrivains refuge) car ils décrivent souvent des personnages féminins de forte personnalité capable de résoudre les affaires les plus sordides avec une bravoure chaque fois renouvelée.
Je vous laisse découvrir nos conseils ci-dessous, vous y trouverez sans aucun doute votre héroïne préférée ;-).

Autant en emporte le vent – Gone with the wind by Margaret Mitchell (Natacha)

4e couverture : Best-seller absolu depuis sa parution en 1936 ! En pleine guerre de Sécession, la ravissante et très déterminée Scarlett O’Hara voit le bel avenir qui lui était réservé à jamais ravagé. Douée d’une énergie peu commune, elle va se battre sur tous les fronts, dans la Géorgie en feu, pour sauver la terre et le domaine paternels : Tara. Ses amours ? Le fragile et distingué Ashley Wilkes et Rhett Butler, forceur de blocus et séduisante canaille, attiré par Scarlett parce qu’elle n’a pas plus de scrupules que lui… Amours romantiques, violentes, impossibles, rythment ce grand moment de l’histoire américaine, le drame du Sud.

Un meurtre sera commis le… d’Agatha Christie  (Catherine)

4e couverture : Le journal local annonce un meurtre à Little Paddocks le vendredi 29 octobre à 18 h 30. Tout le village, pensant à un jeu, se rassemble à l’heure dite au lieu du rendez-vous. Brusquement, les lumières s’éteignent et, lorsqu’elles se se rallument, on est loin de la Murder Party… Un meurtre a bien été commis. Heureusement Miss Marple va prendre l’affaire en main.

La libraire de la place aux herbes d’Eric de Kermel (Lise)

Commentaire de Lise : Un très très joli roman, léger et plein de bon sens, dont certains passages m’ont marquée durablement, malgré (ou à cause de) leur évidence. Nathalie reprend la librairie de la Place aux Herbes et s’installe à Uzes avec son mari Nathan, architecte, après une carrière dans l’enseignement. A travers ses lectures et surtout ses rencontres avec les lecteurs, elle nous invite, par le biais de petits chapitres, à reprendre pied dans la vie, la vraie, celle qui compte. Le roman est truffé de références littéraires, et l’auteur nous transmet son amour des livres, version papier cela va de soi, qui nous font grandir, évoluer, nous ‘bottent les fesses’ quand parfois nous avons un coup de mou. Moi qui suis souvent réticente ou franchement mitigée devant tous ces livres de développement personnel qui se cachent sous des airs de (faux) romans, j’ai été ici vraiment touchée. C’est un livre sensuel, un livre feel good c’est vrai mais très humain, qui nous reconnecte avec les autres, dans toute leur humanité, à travers les lectures. Moi qui cherche d’abord et avant tout les émotions dans mes lectures, je n’ai pu qu’être emballée ! Merci Nathalie !

Madam Secretary de Madeleine Albright (Patricia)

4e couverture : Elle est l’une des femmes les plus remarquables de notre temps et la première dans l’histoire des États-Unis à avoir exercé la fonction de secrétaire d’État. Intervention de l’OTAN au Kosovo, entrée de la Tchéquie, de la Pologne et de la Hongrie dans l’Alliance atlantique, pourparlers de paix au Proche-Orient, établissement de relations nouvelles avec la Chine et l’Afrique…, pendant huit ans, au cours des deux mandats de Bill Clinton, ses fonctions ont appelé Madeleine Albright à faire face aux crises et aux conflits politiques les plus sensibles et déterminants pour l’ordre mondial. 
De son arrivée sur le sol américain en tant que réfugiée politique, fuyant avec sa famille la Tchécoslovaquie d’Hitler puis des communistes, à son infatigable action en faveur des droits civils et des droits des femmes, Madeleine Albright fait revivre les grands acteurs de ce monde et les batailles d’une femme dans un monde dominé par les hommes. Les portraits de Bill et Hillary Clinton, Colin Powell, Vàclav Havel, Yasser Arafat, Vladimir Poutine, Ariel Sharon ou Kim Jong – il se mêlent à celui, méconnu, d’une femme ordinaire : une mère de trois enfants, séparée d’un des magnats de la presse, et pour qui la tardive découverte de ses origines juives fut une révélation capitale. 
Cette vie où les domaines privé et public, intime et international se rejoignent et se répondent, est passionnante de bout en bout. Derrière le parcours étonnant d’une « femme de pouvoir », c’est aussi un regard différent sur les enjeux politiques et économiques de la planète, que nous propose ce témoignage exceptionnel.

The heroine’s journey de Maureen Murdock (Patricia)

4e couverture : Ce livre décrit la recherche de ce qui définit réellement la femme dans une société dans laquelle elle s’est construite selon les valeurs masculines. S’appuyant sur les mythes culturels et les contes de fées, les symboles et déesses antiques et les rêves des femmes contemporaines, Murdock illustre la nécessité et la réalité des valeurs féminines dans la culture occidentale d’aujourd’hui.

Emma de Jane Austen (Barbara) 

4e couverture : Le destin n’y est pour rien. Si les couples se font et se défont, dans le petit bourg de Highbury, c’est qu’ Emma s’est improvisée entremetteuse. Il est bien plus distrayant, pour une jeune femme accomplie, de s’immiscer dans les affaires matrimoniales des autres plutôt que de chercher un mari. À moins de se retrouver prise malgré soi à son propre jeu…

Bakhita de Véronique Olmi (Cécile)

4e couverture : Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.
Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.
Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte.
Avec une rare puissance d’évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d’âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu’elle soit razziée.

Millenium de Stieg Larsson (Muriel)

4e couverture : Ancien rédacteur de Millénium, revue d’investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans.
Dans le huis clos d’une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu’un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires. 
Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier. 
Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers. lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être taire. 
A la fin de ce volume, le lecteur se doute qu’il rencontrera à nouveau les personnages et la revue Millénium. Des fils ont été noués, des portes ouvertes. Impatient, haletant, on retrouvera Mikael et sa hargne sous une allure débonnaire, et Lisbeth avec les zones d’ombre qui l’entourent, dans – Millénium 2 – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette ; Millénium 3 – La Reine dans le palais des courants d’air.

Les infâmes de Jax Miller (Geneviève)

4e couverture : Freedom Oliver, alcoolique et suicidaire, a passé dix-huit ans à se cacher dans une petite ville de l’Oregon, sous protection du FBI. Hantée par son passé douloureux et la mort brutale de son mari, elle souffre d’avoir abandonné ses deux enfants pour échapper à la vengeance de son beau-frère. En apprenant la disparition de sa fille Rebekah, élevée par un pasteur aux croyances radicales, elle part avec l’énergie du désespoir pour le Kentucky. Après tant d’années à se cacher, quitter l’anonymat c’est laisser à son bourreau l’occasion de la retrouver. Et de se venger. 
Entre les paumés magnifiques, les flics indélicats, les dégénérés de sa belle-famille et de dangereux fanatiques religieux, son périple tourne à l’odyssée.
Freedom Oliver, aussi écorchée et attachante que Lisbeth Salander, l’héroïne de Millénium, n’a pas fini de vous émouvoir.
Les infâmes a reçu le Prix Transfuge du meilleur polar étranger 2015 et le Grand prix des Lectrices de Elle – dans la catégorie Policier.

Au coeur de l’été de Viveca Stern (Geneviève)

4e couverture : Week-end de la Saint-Jean sur l’île de Sandhamn. Les jeunes fêtards ont envahi les pontons, le port grouille de bateaux blancs. Musique à fond et alcool à flots. Dans la foule, une jeune fille avance en titubant avant de s’effondrer sous les yeux de la police.
Pendant ce temps, Nora Linde s’apprête à célébrer la Saint-Jean avec son nouveau compagnon Jonas et sa fille Wilma. Mais la fête tourne au cauchemar lorsque, dans la nuit, Wilma disparaît. Le lendemain matin, le cadavre d’un garçon de seize ans est retrouvé sur la plage.
L’inspecteur Thomas Andreasson, l’ami d’enfance de Nora, est dépêché sur les lieux. Les premiers éléments de l’enquête lui en révèlent toute la difficulté, chacun ayant sa propre version des faits. Qui est la victime et qui le meurtrier de cette nuit d’été ?

Salina de Laurent Gaudé (Sabine)

4e couverture : Salina, l’enfant de sel, petite étrangère venue d’on ne sait où, a été adoptée par le clan Djimba. Elle aime Kano, mais est contrainte d’épouser Saro. Brutalisée et humiliée, Salina refuse de se soumettre. Lorsque son mari meurt, Salina croit qu’elle va enfin connaître le bonheur… Mais ses espoirs se brisent rapidement. Elle ne se laisse alors plus mener que par la haine et l’esprit de vengeance, jusqu’à ce qu’une jeune femme lui apporte l’apaisement final. Cette pièce contemporaine, construite sous forme de triptyque, ouvre l’espace de la tragédie antique à d’autres univers. En réécrivant certains mythes, en variant les formes dramatiques et en mêlant les genres, elle permet aux élèves d’aborder le théâtre et ses représentations et de découvrir l’originalité d’une écriture actuelle, forte et poétique. En outre, une interview croisée de Laurent Gaudé et du metteur en scène Vincent Goethals permettra aux élèves d’entrer dans les coulisses de la création. 

L’arracheuse de dents de Franz-Olivier Giesbert (Sabine)

4e couverture : Sous le plancher de sa maison de famille, un professeur retrouve par hasard les Mémoires inédits de son aïeule Lucile Bradsock, réfugiée en pleine Révolution française chez un célèbre dentiste parisien qui lui a appris le métier. Sa vie claque comme une épopée. 
Devenue l’une des premières femmes dentistes de l’Histoire, cette scandaleuse soigne Robespierre aussi bien que le fils du roi, avant de partir en Amérique sur un bateau négrier. 
Grâce à ses talents de praticienne et au fil de ses aventures entre les deux continents, Lucile rencontre Louis XVI, Washington, La Fayette ou Napoléon, tous décrits sous un jour inattendu. Prenant fait et cause pour les esclaves du Sud ou les Indiens de l’Ouest, ce Monte-Cristo en jupons cherche toujours à infléchir le cours de l’Histoire sans oublier de redresser les torts et de faire justice elle-même.
Infatigable séductrice, Lucile Bradsock professe un goût immodéré de l’amour et des hommes. Sa devise : «Merci la vie !» 
Cette odyssée truculente est finalement un hymne à la joie.

L’espionne de Tanger de Maria Duenas (Sabine)

4e couverture : Trahie par l’homme qu’elle aimait, Sira, vingt ans, se retrouve seule à Tétouan. La guerre civile ravage l’Espagne et elle ne peut rejoindre sa mère à Madrid. Sans argent, sans amis, elle ne doit sa survie qu’à son seul talent : la couture. Comment peut-elle imaginer qu’en montant un atelier de confection elle se prépare à une existence d’aventurière ? Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, les riches expatriées retenues au Maroc par les hostilités affluent chez la jeune femme : elle seule sait recréer les derniers modèles de Paris. Sira conquiert ainsi ses entrées dans les plus grandes maisons, où se fomentent les alliances entre nazis et franquistes. Bientôt, elle est approchée par les services secrets britanniques. Pour eux, la couturière aux doigts d’or invente un très astucieux système de communication cryptée. Mais la guerre des espions n’est pas un jeu d’enfant. Envoyée à Tanger, à Madrid et à Lisbonne, Sira doit déjouer les pièges très sophistiqués d’ennemis aux manières policées, mais à la férocité bien réelle.

De pierre et d’os de Bérangère Cornut (Sabine)

Commentaire de Sabine : J’ai beaucoup aimé l’écriture de Bérangère Cournut qui réalise l’exploit d’ajouter de la poésie dans son roman pour lui insuffler un rythme mélodieux et envoûtant. Car l’histoire de la jeune Inuit Uqsuralik n’a rien de réjouissant. La difficulté de la survie au pôle nord se fait sentir tout au long du roman. Mais l’univers peuplé d’esprits que décrit la romancière donne du sens aux difficultés rencontrées en cours de chemin. Et l’on se laisse facilement emporter par le voyage de la femme ours au nom d’hermine.

Addie Baum, journal d’une femme moderne d’Anita Diamant (Sabine)

Commentaire de Sabine : The Boston Girl, c’est Addie Baum, née en 1900 de parents immigrés polonais, peu préparés et plutôt suspicieux à l’égard de la culture américaine qui tentent d’élever leurs trois filles dans la tradition juive de l’Europe de l’Est. Mais la curiosité et l’intelligence d’Addie la propulse dans un tout autre monde, fait de jupes courtes, de films, de livres et de nouvelles opportunités pour les femmes. Un monde dans lequel une fille termine le lycée, va à l’université, a une carrière et trouve l’amour par elle-même. 
Le récit commence en 1985, lorsque la petite-fille d’Addie lui demande :  » Comment es-tu devenue la femme que tu es aujourd’hui ?  » Et Addie, alors âgée de 85 ans, entreprend le récit de sa vie, à partir de 1915, année où elle rejoint un groupe de lecture pour filles, découvre sa voie et se fait des amis qui lui permettent de fuir son quotidien. Petit à petit, elle envisage un avenir différent, bien loin de celui de sa famille et ces changements ne se feront pas sans souffrance et sacrifice ; avec en arrière-plan les transformations culturelle et politique de l’époque telles que le mouvement des Suffragettes ou l’entrée en guerre des Etats-Unis.
Addie raconte son parcours avec tendresse pour la jeune fille naïve qu’elle était, avec empathie pour la femme qu’elle est devenue, le tout avec humour. Ainsi voir cette jeune femme s’élever de sa condition, trouver son chemin grâce à la littérature, et traverser les bouleversements sociopolitiques du début du XX e siècle est absolument réjouissant et captivant. 
Anita Diamant dresse un magnifique portrait d’une femme qui, tout à la fois représente et a contribué à créer, la définition de la femme moderne.

La cage dorée de Camilla Lackberg (Sabine) 

Commentaire de Sabine : C’est l’histoire de Faye, femme trompée qui s’emploie à refaire sa vie et à remonter la pente de la dépression en élaborant sa revanche. Premier livre que j’ai lu de Camilla Läckberg. J’ai beaucoup aimé cette histoire féministe de vengeance. Cela se lit très facilement. Les hommes ne sont guère épargnés dans ce roman. C’est sans doute plus un livre pour une femme que pour un homme.

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