En préparant la thématique de l’écrivain refuge, j’avais pensé à ces écrivains dont on aime retrouver les histoires, la plume.

En réalité, c’est aussi plus que cela, ce sont des personnages que l’on aime retrouver, qui nous accompagnent depuis des années et dont on suit également la vie romancée avec plaisir comme on entretiendrait une amitié lointaine.

Dans nos conseils, en plus d’écrivains que nous vous recommandons totalement car nous apprécions énormément leur style, vous trouverez également des écrivains de romans policiers qui ont créé des personnages complexes et attachants.

Les déferlantes de Claudie Gallay (Lise et Bénédicte)

Commentaire de Bénédicte : Claudie Gallay est mon auteure-secure, contemporaine, qui nous emmène au creux des vies de ses personnages, si imparfaits, si singuliers. Une écriture musicale, intimiste, dont on entend le souffle et les soupirs. 

4e couverture : «La première fois que j’ai vu Lambert, c’était le jour de la grande tempête. Le ciel était noir, très bas, ça cognait déjà fort au large. Il était arrivé un peu après moi et il s’était assis en terrasse, une table en plein vent. Avec le soleil en face, il grimaçait, on aurait dit qu’il pleurait.» C’est à La Hague – un bout du monde à la pointe du Cotentin – que la narratrice est venue se réfugier. Elle arpente les landes, observe les oiseaux migrateurs… et Lambert, homme mystérieux et tourmenté aperçu un jour de tempête et qui n’a cessé depuis lors d’éveiller sa curiosité.

Des vents contraires d’Olivier Adam (Lise)

Commentaire de Lise : Un auteur à savourer, d’une poésie triste et nostalgique, dont les personnages errent, survivent, nous touchent par leur humanité fragile. Dépressifs s’abstenir, quoi que… J’ai déjà lu de nombreux ouvrages d’Olivier Adam et j’y retrouve chaque fois ces quêtes d’un ailleurs, d’une autre vie, une lutte entre soi et soi en même temps qu’un courage face à l’adversité ; des personnages simples, traversés de doutes et d’incertitudes. « Des vents contraires » est sans doute l’un des plus sombres, mais aussi pour moi l’un des plus beaux. Il nous emmène de la banlieue parisienne en Bretagne, où retourne Paul, après la disparition de sa femme près d’un an auparavant. Il trimbale Clément, 9 ans, et Manon, 4 ans, survit, rejoint l’auto-école familiale reprise par son frère aîné resté dans la région, boit (beaucoup), respire les embruns et se souvient. C’est parfois beau à couper le souffle, c’est douloureux à mourir, c’est comme une plaie qu’on gratte pour le plaisir de souffrir encore, pour se sentir vivant. Au gré des rencontres, Paul essaie surtout de préserver l’enfance de Clément et Manon. L’écriture est au plus près des émotions, on ‘est’ à Saint Malo, sous la pluie, dans le vent, dans les couleurs magnifiées de la côte bretonne, dans le bruit des tempêtes, dans les regards aussi, la tendresse de ce père bourru et paumé pour ses petits en perdition. Un livre magnifique !

Dark sacred night de Michael Connelly (Natacha)

4e couverture : Renée Ballard is working the night beat again, and returns to Hollywood Station in the early hours only to find a stranger rifling through old file cabinets. The intruder is retired detective Harry Bosch, working a cold case that has gotten under his skin. Ballard kicks him out, but then checks into the case herself and it brings a deep tug of empathy and anger.
Bosch is investigating the death of fifteen-year-old Daisy Clayton, a runaway on the streets of Hollywood who was brutally murdered and her body left in a dumpster like so much trash. Now, Ballard joins forces with Bosch to find out what happened to Daisy and finally bring her killer to justice.

35 kg d’espoir d’Anna Gavalda (Florence)

4e couverture : Grégoire déteste l’école, si fort qu’en sixième il a déjà redoublé deux fois. Le seul endroit qu’il aime, son refuge, c’est le cabanon de son grand-père Léon, avec qui il passe des heures à bricoler.
Quand Grégoire est renvoyé du collège, pourtant, Léon est furieux. II renonce à consoler son petit-fils et lui refuse sa protection. II est temps, peut-être, que Grégoire accepte de grandir…

Je vais mieux de David Foenkinos (Florence)

4e couverture : Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos.
Je pensais que cela passerait, mais non.
J’ai tout essayé…
J’ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal.
Ma vie a commencé à partir dans tous les sens.
J’ai eu des problèmes dans ma vie professionnelle, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants.
Je ne savais plus que faire pour aller mieux…
Et puis, j’ai fini par comprendre.

Profession du père de Sorj Chalandon (Florence)

4e couverture : « Mon père disait qu’il avait été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Église pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m’a dit que le Général l’avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m’a annoncé qu’il allait tuer de Gaulle. Et il m’a demandé de l’aider.
Je n’avais pas le choix.
C’était un ordre.
J’étais fier.
Mais j’avais peur aussi…
À 13 ans, c’est drôlement lourd un pistolet. »

Rosa candida d’Audur Ava Olafsdottir (Catherine)

4e couverture : Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens.
Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s’en rendre compte les dernières paroles d’une mère adorée.
Un lien les unissait: le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C’est là qu’Arnljótur aura aimé Anna, une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte. 
En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile. 4e couverture :

Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa (Catherine)

4e couverture : « Écoutez la voix des haricots »: tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.
Magnifiquement adapté à l’écran par la cinéaste Naomi Kawase, primée à Cannes, le roman de Durian Sukegawa est une ode à la cuisine et à la vie. Poignant, poétique, sensuel : un régal.

La voix d’Arnaldur Indridason (Geneviève)

4e couverture : Mauvaise publicité pour l’hôtel de luxe envahi par les touristes ! 
Le pantalon sur les chevilles, le Père Noël est retrouvé assassiné dans un sordide cagibi juste avant le traditionnel goûter d’enfants. 
La direction impose la discrétion, mais le commissaire Erlendur ne l’entend pas de cette oreille.
Déprimé, assailli par des souvenirs d’enfance douloureux, il s’installe dans l’hôtel et en fouille obstinément les moindres recoins …4e couverture :

Le duel d’Arnaldur Indridason (Geneviève)

4e couverture : Pendant l’été 1972, Reykjavík est envahi par les touristes venus assister au championnat du monde d’échecs qui oppose l’Américain Fischer et le Russe Spassky. L’Américain se conduit comme un enfant capricieux et a de multiples exigences, le Russe est accueilli en triomphe par le parti communiste islandais, le tout sur fond de guerre froide.
Au même moment un jeune homme sans histoire est poignardé dans une salle de cinéma, le magnétophone dont il ne se séparait jamais a disparu. L’atmosphère de la ville est tendue, électrique. 
Le commissaire Marion Briem est chargé de l’enquête au cours de laquelle certains éléments vont faire ressurgir son enfance marquée par la tuberculose, les séjours en sanatorium et la violence de certains traitements de cette maladie, endémique à l’époque dans tout le pays. L’affaire tourne au roman d’espionnage et Marion, personnage complexe et ambigu, futur mentor d’Erlendur, va décider de trouver le sens du duel entre la vie et la mort qui se joue là.

Le lagon noir d’Arnaldur Indridason (Geneviève)

4e couverture : Reykjavík, 1979. Le corps d’un homme vient d’être repêché dans le lagon bleu, qui n’est pas encore aussi touristique qu’aujourd’hui. La victime serait tombée d’une très grande hauteur, peut-être a-t-elle été jetée d’un avion. En découvrant qu’il s’agit d’un ingénieur qui travaille à la base américaine de Keflavik, l’attention de la police se tourne vers de mystérieux vols secrets effectués entre le Groenland et l’Islande. Les autorités américaines ne sont pas prêtes à coopérer et font même tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher la police islandaise de faire son travail. Conscients des risques qu’ils prennent, Erlendur et Marion Briem poursuivent leur enquête avec l’aide d’un officier de la base. En parallèle, Erlendur travaille sur une vieille affaire non résolue : une jeune fille disparue sur le chemin de l’école, quarante ans plus tôt. Les témoins disent qu’elle sortait avec un garçon de Camp Knox, un quartier pauvre, où les gens vivent dans les baraquements abandonnés par les soldats américains après l’occupation de l’Islande. Le petit ami ne sera jamais retrouvé et les parents mourront sans savoir ce qu’il est advenu de leur fille. Erlendur est contacté par une tante qui lui demande de trouver la vérité. Erlendur a trente ans et vient de divorcer. Le personnage est plus jeune, plus ouvert et bien moins désillusionné et sombre que dans l’avenir que nous lui connaissons. Il travaille depuis peu à la brigade d’enquêtes criminelles sous les ordres de Marion Briem et ne cache pas ses positions contre la présence américaine sur le sol islandais.

La valse aux adieux de Milan Kundera (Sabine)

4e couverture : L’univers absurde d’une station thermale spécialisée dans le traitement de la stérilité sert de décor à cette valse mi-tragique, mi-grotesque. Dans cette lutte éternelle entre les visions masculine et féminine de l’existence, avec un sens aigu de la dérision, Kundera nous invite à une parenthèse dialectique dont les deux volets, mouvement et immobilité, ne sont qu’une traduction des deux pôles identitaires qui sous-tendent toute son oeuvre : l’individu et le groupe. 
Dans ce lieu où la stérilité est soignée par le mensonge, la perspective d’une naissance est à la fois une promesse de vie pour Ruzena et une menace de mort pour Klima.

La nuit de feu d’Eric-Emmanuel Schmitt (Sabine)

4e couverture : À vingt-huit ans, Eric-Emmanuel Schmitt entreprend une randonnée dans le grand sud algérien. Au cours de l’expédition, il perd de vue ses compagnons et s’égare dans l’immensité du Hoggar. Sans eau ni vivres durant la nuit glaciale du désert, il n’éprouve nulle peur mais sent au contraire se soulever en lui une force brûlante. Poussière d’étoiles dans l’infini, le philosophe rationaliste voit s’ébranler toutes ses certitudes. Un sentiment de paix, de bonheur, d’éternité l’envahit. Ce feu, pourquoi ne pas le nommer Dieu?
Cette nuit de feu – ainsi que Pascal nommait sa nuit mystique -, Eric-Emmanuel Schmitt la raconte pour la première fois, dévoilant au fil d’un fascinant voyage intérieur son intimité spirituelle et l’expérience miraculeuse qui a transformé sa vie d’homme et d’écrivain. Les chemins qu’il trace ici sont inscrits en chacun de nous.

Hygiène de l’assassin d’Amélie Nothomb (Sabine)

4e couverture : L’annonce de la mort imminente de Prétextat Tach, Prix Nobel de littérature, misanthrope et obèse, suscite un engouement sans précédent chez les journalistes du monde entier.
Rares sont ceux qui ont le privilège d’approcher le grand homme ; les quatre premiers, trahis par leur incompétence et leur fatuité, sont éconduits de façon grossière : le premier est épinglé pour sa bêtise, le deuxième, écœuré, fuit au récit des orgies rituelles de Tach, les deux autres n’échappent pas non plus aux vexations orchestrées avec jubilation .
Seule Nina, par sa parfaite connaissance de l’œuvre de l’écrivain, parvient à faire face au mépris et au sadisme affichés par Tach ; tous deux engagent alors un duel à fleurets mouchetés, qui va amener l’écrivain à se dévoiler et à révéler son surprenant passé…

Voici deux beaux films adaptés de deux des romans conseillés dans cette thématique

Des vents contraires, réalisé par Jalil Lespert avec Benoît Magimel, Audrey Tautou et Isabelle Carré. Scénario écrit par l’écrivain Olivier Adam

Sweet Bean en anglais, réalisé par Naomi Kawase. Scénario écrit par l’écrivaine Durian Sukewaga. Ce film a gagné 7 prix et 6 nominations dont une nomination à Cannes pour le prix Un certain regard.

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