Voici nos titres conseillés sur la thématique des bandes dessinées :

  1. Les maîtres de l’orge de Van Hamme et Vallès (Muriel)maitredelorgecouv01
    • Commentaire de Muriel : Saga familiale passionnante racontant les péripéties des Steenfort à travers plusieurs générations du 19ème siècle – époque de la création de la brasserie familiale – à l’aube de l’an 2000- la brasserie étant devenue une grosse multinationale. Le contexte économico-politique de chaque époque est bien rendu, les personnages hauts en couleurs et  es rebondissements réjouissants.
  2. Golden City de Pecqueur et Malin  (Muriel)GoldenCity1b_18032008_233044
    • Commentaire de Muriel : Série de science-fiction. Golden City est une ville-navire bâtie sur l’océan où résident les nantis de ce monde, tandis que sur les continents menacés par la montée des eaux s’amasse une surpopulation régie par la violence et la loi du plus fort. On y suit les aventures d’Harrison Banks, président de Golden City qui fait la rencontre improbable et se lie d’amitié avec un groupe de jeunes enfants et ados orphelins du continent. Belle ambiance, beaux dessins, belle palette de couleurs et personnages très attachants. 
  3. Love in Vain de Jean-Michel Duppont et Mezzo (Clotilde)Love-In-Vain-High-Res
    • Commentaire de Clotilde : Un dessin magnifique, unique et sombre qui met parfaitement en lumière l’histoire d’un des génies du blues. Une bande dessinée qui plonge le lecteur dans l’ambiance des villes bordant le Mississippi. A lire en musique. 
  4. La forêt millénaire tome 1 de Jirô Taniguchi (Catherine)la-foret-millenaire-rue-de-sevre
    • Commentaire de Catherine : On retrouve l’univers poétique de ce mangaka japonais, Jirô Taniguchi, dans cette œuvre inachevée (il est décédé en février 2017) qui devait comporter plusieurs tomes. On se laisse emporté par l’introduction de l’histoire, les dessins magnifiques de cette forêt énigmatique et puis… On aimerait tant lire la suite…En fin d’album se trouve une partie dédiée au projet de l’auteur et des croquis issus de ses carnets personnels. L’histoire est présentée en un format italien qui donne beaucoup d’ampleur à ses dessins illustrant une nature séculaire où se retrouve Wataru, un jeune garçon tokyoïte, recueilli chez ses grands-parents à la suite du divorce de ses parents et de la maladie de sa mère. Il y découvre une nouvelle vie et une forêt impressionnante avec laquelle va entrer en communication. 
  5. L’adoption, tome 1 de Zidron et Morin (Catherine)l'adoption
    • Commentaire de Catherine : Une jolie BD, de beaux dessins et une palette de couleurs douces et poétiques. Un thème peu souvent traité en bande-dessinée. Tout ce qu’il faut pour se laisser tenter quand on choisit une BD à l’image et à l’introduction de l’histoire. Un tremblement de terre au Pérou, une petite fille de 4 ans, une adoption par une famille française. Classique !   Qinaya est accueillie avec bonheur par tout le monde, sauf le grand-père Gabriel qui bougonne, qui n’a pas envie d’être dérangé dans sa vie de retraité et qui va devoir apprendre à être grand-père. Au fil du temps et des congés scolaires Qinaya se retrouve régulièrement chez ses grands-parents.  Et chaque jour voit se tisser le lien affectif de plus en plus profond entre ce grand-père (« achachi ») dont la carapace se fissure et la petite Qinaya qui charme son entourage et s’adapte petit à petit à sa nouvelle vie. Tout se passe pour le mieux jusqu’au jour où les services sociaux viennent reprendre la jeune adoptée et que le père se fait arrêter.  Inattendu ! Là, notre cœur s’arrête et le tome 1 se termine,  nous laissant dans l’angoisse. Vite le tome 2 ! Il paraît que l’histoire ne sera pas celle qu’on pourrait imaginer… 
  6. Mon ami Dahmer de Derf Backderf (Cécile)dahmer
    • Commentaire de Cécile: L’adolescence d’un des pires sérial killers des états unis, Jeff Dahmer, racontée par un de ses camarades de classe, Derf Backderf. On découvre la descente aux enfers de cet adolescent au caractère renfermé, fasciné par les animaux morts et perturbé par son attirance pour les hommes. A travers la description du quotidien de l’ado à la maison et au collège, l’auteur évoque aussi brièvement la question de sa responsabilité éventuelle et de celle des adultes qui l’entouraient, sans vraiment y répondre mais ça laisse songeur. 
  7. Lulu, femme nue d’Étienne Davodeau, cycle de deux tomes (Cécile)Lulu femme nue
    • Commentaire de Cécile: Lulu, mère de famille et épouse dévouée de quarante ans, sans histoire, décide d’abandonner sa vie « normale » pour vivre un moment d’insouciance et de liberté. Elle n’avait rien prémédité, le déclencheur est un énième entretien d’embauche infructueux. Elle prend la route presque surprise par sa propre audace. Elle va vivre des expériences étonnantes et faire des rencontres diverses qui vont lui redonner le gout à la vie …. à la vie « normale ». Une DB très touchante, à savourer! 
  8. Le photographe de Didier Lefèvre (Cécile)photographele01_30118
    • Commentaire de Cécile : En 1986, le photographe Didier Lefèvre rejoint une mission de Médecins sans frontières en Afghanistan, alors en guerre contre l Union soviétique, pour acheminer une aide médicale à travers les montagnes. Didier Lefèvre et Emmanuel Guibert racontent ce long périple, jalonné de rencontres et de dangers, sur la trame du reportage photographique réalisé sur place par Didier Lefèvre. Les photos nous font rentrer dans l’histoire, on a un peu l’impression de les accompagner dans cette mission incroyable. 
  9. Kiffe ta life, t’as un ado d’Alexandra Brijatoff (Cécile)kiffetalife
    • Commentaire de Cécile : Drôle, à recommander aux parents d’ado. Les autres, vous pouvez pas comprendre 🙂

       

  10. Gaston Lagaffe d’André Franquin (Geneviève)

    • Commentaire de Geneviève : Gaston Lagaffe est le personnage fétiche de Franquin, son dessinateur. Filiforme, toujours habillé d’un pull-over vert trop court, d’un jeans et d’espadrilles, Gaston est l’anti-héros par excellence. GastonIl travaille aux Editions Dupuis où personne ne sait très bien qui l’a engagé, ni ce qu’il y fait exactement. Gaston est surtout allergique au travail, il lui arrive même d’éternuer rien qu’à entendre le mot. Comme il est paresseux de nature, il n’a de cesse d’inventer mille et une machines ou procédés pour se décharger des moindres petites tâches du quotidien et comme on peut l’imaginer, ça finit toujours par foirer. Évidemment on ne peut qu’éprouver une certaine tendresse pour ce doux rêveur, parce qu’on se reconnaît tous un peu en lui à un moment ou à un autre. Vous voyez quand à un moment on baisse les épaules, on souffle un gros coup et qu’on se demande comment on va se débarrasser de ce Pµt@1n de truc qui fait cN1€r ;o)) 
  11. Comme convenu de Laurel (Lise)comme convenu
    • Commentaire de Lise : Comme convenu ou les déconvenues (véridiques) d’un couple (elle dessine, il programme) de jeunes français, débauchés par Joffrey et Luc pour monter une start up de jeux vidéos en Californie. Toutes leurs économies investies dans le déménagement, emmenant chat et fille pré-ado, Laurel et Adrien déchantent vite devant les magouilles carrément malhonnêtes de leurs associés. Quelques années plus tard, Laurel décide d’en faire une bédé pour notre plus grand plaisir. C’est drôle, tendre mais aussi caustique sans cynisme, ça se lit tout seul, le dessin naïf plait et fait mouche. Le tome 2 en lecture sur le blog de Laurel. 
  12. Les petites victoires d’Yvon Roy (Lise)petites victoires
    • Commentaire de Lise : Un autre récit autobiographique, que celui très touchant de ce papa, qui devant le diagnostic d’autisme de son fils encore tout jeune, décide de tout faire pour l’en sortir. Sacrifiant sa propre vie, son couple (qui n’y résistera pas), son job, Marc (alias Yvon Roy le dessinateur) va peu à peu arriver à entrer en contact avec son fils, lui faire affronter et dépasser ses peurs, refusant l’inéluctable et les solutions toutes faites. Un magnifique témoignage, tout en douceur et optimisme, qui vous fera certainement verser une larme. 
  13. L’Arabe du futur de Riad Sattouf (Natacha)L'Arabe_du_futur_(cover)
    • Commentaire de Natacha : »L’arabe du futur raconte l’enfance de l’auteur Riad Sattouf né d’un père syrien et d’une mère française. Il grandit d’abord en Lybie puis en Syrie mais passe régulièrement des vacances en Bretagne. Cette BD aborde à travers les yeux d’un enfant les difficultés d’un mariage mixte, le choc des cultures et les tensions entre modernité et poids des traditions. Le personnage du père est particulièrement complexe, tiraillé entre sa passion du panarabisme et son rejet de certaines traditions de son milieu d’origine.  C’est aussi un témoignage qui suscite le débat par le regard sans concession qu’il porte sur la société lybienne puis syrienne de l’époque (années 80). J’ai trouvé ce récit très intéressant, par contre je dirais que ce n’est pas une BD à lire pour la beauté des images. ».
  14. La marche du crabe d’Arthur de Pins, cycle en trois tomes (Laure)marche du crabe
    • Commentaire de Laure : Depuis 400 millions d’années, toutes les espèces évoluent dans la joie et l’allégresse. Toutes sauf une : le Cancer Simplicimus Vulgaris, ou crabe carré. Cette sous-espèce de crustacés peuplant les rivages de l’Estuaire de la Gironde est frappée, depuis des millénaires, d’une étrange tare : elle ne peut changer de direction, et est condamnée à marcher selon une même ligne droite ! Mais… Durant un été comme les autres, pendant que les vacanciers profitent du soleil et des congés payés, trois petits crabes carrés vont se rebeller, et bouleverser ainsi l’écosystème tout entier !
  15. Zoo de Frank et Philippe Bonifay, cycle en trois tomes (Sarah)zoo
    • Commentaire de Sarah : La folie des hommes répand la mort. En Normandie, où le zoo vit de moins en moins comme un coin de paradis, l’écho de la guerre se rapproche. Pour Anna, Célestin, Buggy et Manon c’est le début des temps incertains. Et le zoo, hommes et bêtes, sera bientôt au coeur de la tourmente. Une série pétrie de force, d’émotion et de beauté.
  16. Tintin – Les bijoux de la Castafiore de Hergé (Barbara)tintin castafiore
    • Commentaire de Barbara :Une introduction de Tintin n’est plus nécessaire: Tintin est, comme Calivn & Hobbes une réference parmi les classiques. C’est un grand classique car ses propos restent d’actualité même aujourd’hui. Même si c’est une référence de la culture blanche, et ‘Tintin en Afrique’ n’est pas du tout politiquement correct, on ne peut difficilement nier son influence sur notre culture. Les Bijoux de la Castafiore en particulier est effectivement un bijou, avec pleins de petits occurences de la vie quotidienne facile à s’identifier:
      • L’ouvrier qui promet mais ne vient jamais
      • Haddock qui se met la cravate pour plaire à la Castafiore
      • Les médias manipulés par l’artiste
      • Le premier ‘running gag’ avec l’ouvrier qui surgit durant toute l’histoire
      • la belle vie bourgeoise belge
      • Les préjugés sur les gitanes

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  17. Calvin & Hobbes de Bill Watterson (Barbara)calvin and hobbes
    • Commentaire de Barbara :Maître d’oeuvre de la BD américaine. A lire de préférence en anglais. Calvin et son doudou Hobbes nous font découvrir le monde: nostalgie, philosophie, écologie, optimisme, douceur, humour… 
      Calvin & Hobbes représente le meilleur de la culture américaine. Bill Watterson, le créateur, est devenu une légende aux Etats-Unis. C’est un grand classique et ses images sont souvent utilisées comme ‘screen saver’, ‘bumper stickers’, tasses, posters, mais également dans des présentations des plus grands orateurs américains. 

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  18. Ce n’est pas toi que j’attendais de Fabien Toulmé (Florence)ce n'est pas toi que j'attendais
    • Commentaire de Florence : Attendre puis être parent d’un enfant handicapé. Comment l’accepter? Une belle histoire racontée du point de vue du père. Un témoignage plein de nuances qui sonne juste.

  19. L’enfant penchée de François Schuiten et Benoît Peeters (Claire-Aude)l'enfant penchée
    • Commentaire de Claire-Aude : Une BD super graphique, un mélange d’architecture et de science-fiction, de Jules Verne et de Dickens. C’est bluffant. La petite Mary Von Rathen est victime d’un phénomène étrange : elle penche ! Semblant défier toutes les lois de la gravité la position debout lui est devenue impossible, ou en tout cas pas en restant perpendiculaire au sol. Se sentant rejetée et exclue de par l’étrangeté de ce qui lui arrive, elle fuira de l’internat de campagne où elle a été placée pour prendre du repos. Ses aventures l’amèneront à rejoindre un cirque puis à rechercher le professeur Wappendorf, pour élucider le mystère de son déséquilibre. Il partiront tous les deux, dans un obus de canon, à la recherche d’une mystérieuse planète occulte. En parallèle des aventures de Mary est racontée l’histoire d’Augustin Desombres, peintre incompris de ses contemporains. Il acquiert une maison perdue sur les hauts plateaux de l’Aubrac pour y continuer son œuvre. Mary et A. Desombres se sentant tous deux étrangers de leurs mondes respectifs, leur rencontre semble inévitable.

 

  1. Orval de Servais (Isabel)Orval
    • Commentaire d’Isabel : Jean-Claude Servais s’empare de l’histoire de l’Abbaye d’ Orval, dont il nous conte, à travers l’évocation d’épisodes choisis, la grandeur et la décadence à travers les siècles.. L’auteur brosse le portrait d’un ordre religieux animé d’un idéal de pureté, rattrapé par les turpitudes de ce monde. Il nous raconte aussi l’histoire de deux hommes que tout sépare, mais dont la destinée se retrouve liée par l Abbaye. L’un y est moine et reste dans ses parages alors même qu’elle n’existe plus, ravagée par la Révolution. L’autre en convoite la richesse, accroché à la légende selon laquelle les moines auraient dissimulé, avant leur fuite, un trésor dans ses souterrains. Le drame, noué avant même la Révolution, éclate lorsque le fils illégitime du second surgit et essaie d’arracher au moine reclus dans la forêt le secret de ce fameux trésor. On reconnait les lieux, c’est un passionnant voyage dans le temps.
  2. Le journal d’Anne Frank d’Ari Folman et David Polonsky (Charlotte)journal d'Anne Frank
    • Commentaire de Charlotte : C’était une très chouette BD, parfois un peu dure à comprendre (mais bon je n’ai que 12 ans). Je comprends beaucoup mieux ce qui s’est passé avec Anne Frank, la persécution des juifs et la deuxième guerre mondiale. C’était une BD très intéressante, surtout à la fin lorsqu’on lit ce qui est arrivé aux personnages après le journal. Ca m’a étonné car certains personnages étaient encore en vie à la fin du 20ème siècle et au début du 21ème siècle. J’aime bien que le journal d’Anne Frank a été refait en BD.

  3. Watchmen d’Alan Moore et Dave Gibbons (Sabine)watchmen
    • Commentaire de Sabine : Un immense classique dans le monde des Comics américains. Et c’est pourtant précisément les anti-superhéros. Super-héros comme vous et moi mais par profession qui sont fatigués, qui vieillissent et ont de plus en plus de mal à remplir leur mission, qui vivent dans la nostalgie de leur gloire passée. C’est complexe, il y a a des pages de dossiers top secrets, des coupures de presse, des extraits de dossiers médicaux à lire entre les différents chapitres pour comprendre qui est qui,  qui ils étaient, comment ils ont évolué. C’est très dense, tout plein de fin du monde. Les dessins des comics sont toujours trop colorés et jamais vraiment artistiques. Je pensais détester et pourtant j’ai adoré! C’est très psychologique et je suis entrée dedans comme dans un film. Mais pour que ça marche, pour que l’effet thriller psychologique fonctionne, il faut absolument le lire en anglais. En français, ce serait soûlant.

  4. Jérôme K. Jérôme Bloche de Dodier  (Sabine)jeromekjeromebloche
    • Commentaire de Sabine : Ah Jérôme, ce copain parisien que j’ai tellement de plaisir à retrouver lorsque j’ai envie de me détendre un peu. Il est si attachant ce petit détective sur son solex, avec son imper à la Colombo, son borsa comme dans les films de gangsters, sa chérie Babette hôtesse de l’air trop chou, et leur dodoche qui me donne l’impression de revivre mes 20 ans. C’est aussi ça le plaisir de la bande dessinée, comme un massage tout doux de nos neurones.

  5. Là où se termine la terre de Désirée et Alain Frappier (Sabine)la_ou_se_termine_la_terre_couv
    • Commentaire de Sabine : L’histoire d’un témoignage recueilli par les auteurs qui ont choisi ce support afin d’ajouter plus librement des informations contextuelles. Les notes explicatives ne semblent jamais faire digression, le format du roman bd se prête parfaitement à cette narration. C’est l’histoire d’un chilien qui a cru comme beaucoup à l’indépendance de son pays, porté par l’espoir de la révolution cubaine. Les auteurs mettent l’emphase sur ses espoirs et le vent d’optimisme qui portait cette jeunesse. La fin de l’histoire est ensuite évoqué assez brièvement, elle n’en est que plus choquant. Ce roman BD permet de prendre conscience de l’impact de la révolution cubaine dans toute l’Amérique latine. Je n’en avais pas mesuré véritablement l’influence jusque là alors même que je m’étais passionnée pour Sepulveda pendant toute une période. C’est donc très réussi très intéressant.

  6. Persepolis de Marjane Satrapi (Sabine)persepolis
    • Commentaire de Sabine : Persepolis c’est l’histoire autobiographique de son auteur Marjane Satrapi. En cela, la valeur de cette BD est déjà très intéressante. Le dessin tout en noir et blanc donne également un genre particulier qui permet de gommer les différences de lieus, des environnements géographiques et d’accentuer le ressenti des expériences vécues par Marjane Satrapi. Elle est née en Iran dans une famille plutôt aisée de gauche. Elle a vécu la révolution étant petite. Elle a fait des études à Téhéran, est partie en Europe pour continuer ses études, est revenue en Iran pour les finir puis est retournée en Europe pour les compléter. Son témoignage sur la culture persane est particulièrement intéressant car sans la propagande politique que l’on nous renvoie toujours. Evidemment la question de la féminité revient comme un fil rouge mais aussi et surtout la question de la différence. Certaines situations sont particulièrement cocasses. C’est parfois triste et souvent drôle. C’est à lire!

  7. La trilogie Nikopol d’Enki Bilal  (Sabine)nikopolint
    • Commentaire de Sabine : Voici une trilogie de science fiction que j’ai lue lorsque j’étais au lycée ou à l’université. J’ai adoré cette histoire de dieux égyptiens, de femme piège aux cheveux bleus, d’immortels tous plus beaux les uns que les autres. Quel scénario ! C’est l’histoire d’un dieu Horus qui échappe à la vigilance de ses gardiens et arrive dans le monde des humains en bousculant la vie d’un fou de Baudelaire arrivé du passé qui rencontre son fils du même âge que lui. C’est embrouillant, poétique, surréaliste et jamais lu. Mais ce que je préfère par-dessus tout c’est le dessin d’Enki Bilal qui est un véritable artiste. Il dessine ses planches au pinceau, debout comme les peintres. Le rendu est absolument magnifique. Le scénario est toujours teinté d’une analyse de l’humain en société, c’est assez intello comme science-fiction. Mais quand on aime ça, c’est un régal!

  8. Les culottées tomes 1 & 2 de Pénélope Bagieu (Sabine & Charlotte) culottees 1.jpg
    • Commentaire de Sabine : Voici une BD en 2 tomes qui devrait être étudiée à l’école! Pénélope Bagieu nous présente l’histoire de plusieurs femmes ayant vécu à des époques différentes et dans divers pays de la planète. Un point commun les rassemblent : elles ont toutes pris leur destin en main à un moment donné de leur vie. Toutes ces femmes ont existé. Certaines sont connues, d’autres parfaitement inconnues. Mais chacune à leur manière sont un exemple de force et de détermination. C’est très didactique, féministe sans fanatisme, juste instructif. Je recommande très vivement!

      culottees 2
    • Commentaire de Charlotte : Ces 2 BD étaient très chouettes à lire. J’aimais beaucoup car c’était plusieurs petites histoires ensemble. J’aimais aussi beaucoup car cela parlait de héroïnes femmes, pour montrer que nous aussi, nous sommes fortes et on ne se laisse pas faire. Temple Grandin était mon héroïne préférée car elle comprenait les animaux et elle a donné beaucoup de droits aux animaux.

  9. Les Mille et Une vies des urgences de Baptiste Beaulieu et Dominique Mermoux (Sabine)alors voilà
    • Commentaire de Sabine : Je suivais déjà le blog « Alors voilà » de Baptiste Beaulieu qui était encore étudiant en médecine, écrivain anonyme d’un blog tragicomique sur la vie des urgences. Depuis il a été repéré par un éditeur, il est devenu connu, et maintenant ce sont les éditions Rue de Sèvres qui ont eu la bonne idée de lui proposer de transposer son blog en bande dessinée. Son blog m’avait fait rire aux éclats et arracher des larmes d’un billet à l’autre. Son talent de conteur est indéniable et on en redemande. Toutefois le support du livre ne m’intéressait pas. J’aimais lire ses billets comme des parenthèses dans ma journée. C’est pourquoi je trouve cette fois-ci que le support de la bande dessinée est une vraie réussite.  C’est plein de sentiments, plein d’humain ! Vivement le tome 2. 
  10. Corto Maltèse de Hugo Pratt (Sabine)corto maltese
    • Commentaire de Sabine : Corto Maltèse, c’est ce marin qui rencontre aux quatre coins de la planète des personnages tous plus exotiques les uns que les autres avec leur caractère si trempé, leur charme indéniable. Même les plus mauvais deviennent sexy sous le crayon d’Hugo Pratt. Pour s’évader et admirer la beauté des hommes et des femmes juste dans leur noirceur. De la poésie en bande dessinée.

  11. Fée et tendres automates de Téhy, Tillier, Frank Leclercq, cycle en trois tomes (Victoria)Fee-et-tendres-automates
    • Commentaire de Victoria : Téhy, Béatrice Tillier et Frank Leclercq nous conduisent dans un conte baroque et poétique peuplé de poupées, de pantins et de marionnettes… Une trilogie où règnent cruauté et magie, une série poétique, aux couleurs chatoyantes, faite de baroque, de merveilleux, de cruauté et de magie…

  12. Les aventures de Philip et Francis de Nicolas Barral, Pierre Veys  (Victoria)mortimer
    • Commentaire de Victoria : Deux gentlemen anglais, Philip, scientifique, inventeur du célèbre Espadon et Francis, membre du MI5 doivent enquêter dans Londres sur le terrible phénomène qui rend les femmes indépendantes et totalement incontrôlables ! L’Empire est en danger et tout sera fait pour rétablir l’ordre. Les Anglaises doivent absolument retrouver ce comportement bienveillant envers les hommes et la nation, qui fait la force du Royaume-Uni. Pierre Veys et Nicolas Barral, déjà coupables de Baker Street, s’attaquent à un nouveau mythe britannique et dynamitent avec brio la bande dessinée franco-belge. Iconoclaste et absolument fabuleux !!!

 

Capture d'écran 2017-12-08 20.16.06
Manon, l’héroïne de Zoo de Frank & Bonifay, dessinée par Manon Roulive

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